Tests des connecteurs pour câble ruban multifibres MPO

Efficacité des connecteurs pour câble ruban multifibres MPO

Les connecteurs MPO (Multi-fiber Push On) accroissent votre capacité en matière de données grâce à leur utilisation efficace de l’espace. Les utilisateurs ont cependant été confrontés à certains problèmes du fait de la complexité accrue et du temps nécessaire pour tester les réseaux multifibres et y rechercher des pannes. VIAVI vous aide à surmonter ces problèmes en proposant le portefeuille de solutions de tests de la connectivité MPO le plus complet du secteur.

Les fondamentaux des tests des connecteurs pour câbles rubans multifibres MPO

Bien que les connecteurs pour câbles rubans multifibres MPO offrent de nombreux avantages par rapport aux connecteurs à fibre unique, certains éléments engendrent de nouveaux défis pour les techniciens. Cette page de ressources fournit une présentation des informations essentielles que les techniciens doivent comprendre lorsqu’ils testent des connecteurs MPO.

image of MPO connector
  • Qu’est-ce qu’un connecteur MPO ?

    Le MPO (Multi-Fiber Push On, ou câble ruban multifibres) est une catégorie de connecteur de fibre optique qui utilise une série de fibres linéaires via une férule unique. Le plus souvent, les connecteurs MPO sont utilisés en tant que terminaisons de connexions de fibres en ruban dans des environnements intérieurs à haute-densité.& 

    Important components of an MPO connector

    Les connecteurs MPO, qui constituaient précédemment l’interface standard des câbles de port denses, sont aujourd’hui de plus en plus souvent utilisés avec des panneaux de brassage, des serveurs et des commutateurs. Un connecteur MPO unique peut remplacer de nombreuses connexions SC ou LC. Il permet ainsi d’économiser de l’espace en offrant une densité de fibre optique 12 fois supérieure (voire plus) pour un encombrement équivalent, tout en simplifiant l’installation. 

    L’interface de connexion MPO a été définie dans le cadre des normes CEI-61754-7 (internationale) et TIA 604-5 (États-Unis). 

    Pour en apprendre plus sur les connecteurs MPO, regardez notre vidéo « Présentation des connecteurs MPO » :

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    Tyler Vander Ploeg : Bonjour tout le monde ! Je m’appelle Tyler, je travaille chez VIAVI Solutions et je suis en compagnie de mon collègue Matt Brown. Nous voudrions vous parler un peu de connectivité multifibres et, plus particulièrement, de la manière de réaliser des tests de connecteurs MPO. C’est un sujet dont on parle depuis longtemps, mais Matt a participé à cette tendance depuis ses tout débuts. Il m’a donc semblé intéressant de lui demander de venir vous en parler plus en détail et vous expliquer ce que sont ces connecteurs, ce qui les différencie et ce qu’il convient de garder à l’esprit quand ils commencent à être utilisés sur le terrain.

    Matt Brown :  C’est vrai, j’étais là aux débuts des connecteurs MPO. Enfin, pas réellement au tout début, mais je peux vous dire que les connecteurs MPO sont là depuis un bon bout de temps. Il s’agit d’un connecteur multifibres. Mais, concrètement, qu’est-ce qu’un câble ruban multifibres MPO ? C’est un connecteur unique qui dispose de multiples fibres optiques, contrairement aux connecteurs SC (Sam Charlie) ou LC qui, eux, ne comportent qu’une seule fibre optique. Même lorsque vous duplexez ces connecteurs SC ou LC, il n’y a toujours qu’une fibre optique unique. Un câble ruban multifibres MPO est un connecteur doté de multiples fibres montées sur une même férule. Les câbles de ce type existent depuis très longtemps. Présents dans nos réseaux depuis très longtemps, ils sont cependant installés dans des lieux où ils ne nécessitent pas d’intervention ou que les techniciens standard n’ont pas à toucher ni à gérer quotidiennement, car ils se situent derrière le panneau, fournissant une connectivité rapide des câbles de port denses et les convertissant en facteur de forme LC, ou ailleurs sur la face arrière, où ils ne sont pas visibles.

    Matt Brown : Aujourd’hui, face à l’émergence de nouvelles tendances, il devient clair que les connecteurs MPO commencent à passer de l’arrière à l’avant du panneau. Les techniciens doivent désormais s’en occuper aussi et ils commencent alors à se poser des questions telles que « Qu’est-ce que c’est que cet adaptateur ? Qu’est-ce que ce gros truc rectangulaire ? Ce n’est pas un SC ni un LC, et pourtant cela comporte une jarretière et des broches. Qu’est-ce que cela peut bien être ? Comment suis-je censé l’installer ici ? Et il y a cette clé dessus… » Cette technologie se différencie des autres à bien des égards. C’est une technologie de grande qualité et très performante, mais elle présente des aspects différents auxquels nous devons faire face. C’est justement de cela que nous allons parler dans les prochaines séries de vidéos.

    Tyler Vander Ploeg : Parfait ! Content que tu sois là, Matt. Dans les prochaines vidéos, nous discuterons des points dont Matt vient de parler et nous vous invitons donc à nous rejoindre pour les visionner. Merci beaucoup.

  • Types de connecteurs MPO

    Le facteur de forme extérieur d’un connecteur optique MPO comprend un boîtier rectangulaire en plastique, doté sur l’un de ses côtés d’une « clé » utilisée pour le couplage et l’orientation de la position de la fibre optique. Lorsque cette clé est en position « haute », la fibre 1 est située sur le côté gauche. Le boîtier du connecteur MPO utilise un mécanisme de loquet à pousser/tirer produisant un son caractéristique lorsqu’il est déclenché, ce qui permet une connexion rapide et fiable.

    La densité d’application des connecteurs MPO peut varier de 8 à 12, 24, 32 ou 48 fibres optiques et offre même des options de 60 et 72 fibres pour les applications à particulièrement haute densité. Les options à 12 et 24 fibres optiques sont les plus communément utilisées aujourd’hui. Le connecteur optique à 12 fibres (MPO-12) est le premier à être largement accepté pour les applications en datacenter. Le connecteur à 24 fibres s’est révélé très pratique, mathématiquement parlant, pour des connexions d’équipements de 40 G (8 fibres) et de 100 G (24 fibres), ce qui a entraîné une récente augmentation de l’utilisation des MPO-24.

    Bien que les boîtiers des connecteurs MPO à 12 et 24 fibres optiques aient la même taille, l’option à 24 fibres optiques dispose d’une seconde rangée de 12 fibres. De même, les connecteurs MPO à 48 et 72 fibres comprennent respectivement 4 et 6 rangées de fibres optiques.

    Les connecteurs MPO à 16 et 32 fibres contiennent quant à eux 16 fibres optiques par rangée au lieu de 12. Ce format a été spécifiquement développé pour les applications à 400 G. La technologie MPO peut être utilisée pour les fibres multimodes aussi bien que monomodes. Les connecteurs multimodes utilisent des férules plates, tandis que les monomodes emploient des férules inclinées à 8 degrés afin de minimiser la rétrodiffusion. Étant donné que ces connecteurs présentent une forme similaire, mais qu’ils sont incompatibles l’un avec l’autre, un code de couleurs est utilisé pour les distinguer plus facilement.

    Pour en savoir plus sur les types de connecteurs MPO, regardez la vidéo « Présentation des connecteurs MPO » ci-dessus.

  • Connecteurs MPO versus connecteurs MTP

    Bien que les termes MPO et MTP soient parfois considérés comme interchangeables, MTP est le nom commercial d’un connecteur multifibres produit par US Conec. MTP est l’acronyme de « Multi-fiber Termination Push On ». Parmi les fonctionnalités inhérentes au design exclusif des connecteurs MTP, citons les férules flottantes, qui améliorent l’alignement et la performance lorsque les connecteurs doivent subir des charges importantes, ou encore les broches de guidage elliptiques, qui permettent un alignement et une résistance optimaux.

    Certaines mises à niveau mécaniques au sein du boîtier du connecteur améliorent également sa fiabilité. Ces mises à niveau incluent notamment une modification du ressort pour améliorer le dégagement du ruban, un boîtier amovible facilitant la modification du genre du connecteur (mâle ou femelle) et le polissage de la férule sur le terrain, ou encore le Test Access (TAP) amélioré.

    Tous les connecteurs MTP sont également des connecteurs MPO, bien que le contraire ne soit pas vrai. Un connecteur MTP est compatible à 100 % avec son homologue MPO générique, mais un connecteur MPO ne constitue pas l’équivalent fonctionnel d’un MTP dans les applications à hautes performances. Les tolérances conceptuelles sont plus étroites et des différences de fonctionnalités existent. Le connecteur MTP se conforme aux mêmes normes américaines et internationales qui s’appliquent à un connecteur MPO standard. Une version « Élite » du connecteur MTP est également disponible, offrant un affaiblissement réduit par rapport au modèle standard.

  • Inspection des connecteurs MPO et contamination

    Le nettoyage et l’inspection sont des pratiques essentielles pour contrôler le niveau de contamination du connecteur MPO. Chacune des nombreuses fibres attachées à un connecteur MPO s’étend sur une courte distance à partir de la férule, ce qui signifie que les terminaisons des fibres optiques se touchent physiquement lors du couplage des connecteurs MPO. C’est pourquoi la propreté de ces surfaces de couplage est cruciale. La large surface des connecteurs MPO et l’accès à la traversée sont autant d’opportunités de contamination du connecteur.

    La quantité de surfaces d’extrémités des fibres optiques augmente aussi exponentiellement les risques de contamination. Par exemple, en supposant que chaque surface de fibre optique ait 90 % de chances d’être contaminée, cela signifie que le risque qu’au moins une surface de fibre optique du connecteur MPO-12 soit contaminée est de 0,9012 ou 28 %. La contamination d’une extrémité de fibre optique peut en affecter d’autres en introduisant des poches d’air de Fresnel, lesquelles se propagent le long de la ligne ou passent sur des fibres adjacentes hors alignement.

    Il est important d’inspecter chaque connecteur optique à la recherche de poussière, d’huile, d’éraflures ou de toute autre forme de contamination. Si une contamination est détectée, un nettoyage effectué avec un outil spécialement adapté aux connecteurs MPO constitue l’étape logique suivante. Un outil de nettoyage inadapté risque en effet d’endommager le connecteur optique. Une fois le nettoyage effectué, il est crucial d’effectuer une nouvelle inspection pour vérifier que tout est en ordre avant l’installation. Ce cycle de nettoyage et d’inspection doit être répété jusqu’à l’absence totale de contamination détectée. Découvrez des meilleures pratiques d’inspection des connecteurs optiques supplémentaires.

    inspect and clean fiber before connecting

    Pour en savoir plus sur les effets de la contamination sur vos connecteurs MPO, regardez notre vidéo « Gérer la contamination des connecteurs MPO » :

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    Tyler Vander Ploeg : Bonjour tout le monde ! Je m’appelle Tyler.

    Matt Brown : Et moi, Matt.

    Tyler Vander Ploeg : Nous travaillons tous les deux chez VIAVI Solutions. Dans cet épisode, nous voulons passer en revue, de manière plus détaillée et spécifique, les défis liés à la contamination des connecteurs MPO.

    Matt Brown : Exactement. Il y a de nombreuses… de très nombreuses choses qui entrent ici en jeu, comme vous vous en doutez. Donc la première chose à noter, et la plus évidente, c’est qu’avec un connecteur traditionnel ou LC, vous avez ce… il y a une gaine scindée en céramique à l’intérieur de l’adaptateur. Et lorsque vous allez jusqu’à un panneau et que vous retirez le capuchon anti-poussière, vous remarquez alors un petit trou. Il s’agit d’un trou de 1,25 mm par lequel passent les connecteurs LC et les férules. Mais quand vous regardez un connecteur MPO sur le panneau, il s’agit plutôt d’un rectangle géant. Vous voyez ? Cette surface est vraiment grande.

    Matt Brown : La contamination a donc beaucoup plus de chances de pénétrer dans l’interface. Et même si l’on se contente d’observer les deux choses que tu tiens dans ta main, et notamment la minuscule férule LC, de nombreuses personnes se demandent « c’est ça la fibre optique ? ». Non. Cela, c’est une férule en céramique qui tient la fibre optique. Sur le connecteur MPO, vous avez une férule noire rectangulaire qui contient de nombreuses fibres optiques. La surface pouvant être contaminée est donc beaucoup plus grande. En outre, la traversée latérale offre un accès beaucoup plus important à la contamination.

    Matt Brown : L’autre point, c’est qu’il n’y a qu’une seule fibre ici. Il y a une petite fibre optique de 1,25 mm au centre… une fibre de 125 microns au centre de cette férule. Et sur cette férule, il y a 12, 16 ou 24 fibres optiques. Donc les probabilités sont très hautes. Disons qu’il y a 90 % de chances… ou plutôt 10 % de chances que cette fibre soit sale. Cela signifie qu’il y a 90 % de chances qu’elle soit propre. Donc, si vous avez une rangée de 12 fibres, vous portez ces 90 % de chances qu’elles soient propres à la puissance 12. Après calcul des probabilités, vous obtenez quelque chose comme 30 % de chances que toutes les fibres soient propres. Il y a beaucoup moins de chances que toutes ces fibres, ensemble, soient propres par rapport à une seule et unique fibre.

    Matt Brown : En bref, votre connecteur MPO est probablement contaminé. Ce que je veux dire, et je le sais par expérience, c’est que lorsque vous allez sur une base installée et que le connecteur est depuis longtemps sur le panneau, il y a de grandes chances qu’il soit contaminé. Avec le MPO vous pouvez quasiment être sûr qu’il y aura une contamination. Et alors, vous me direz, en quoi cela est-il important ? On en revient à notre modèle « inspecter avant de connecter ». Les saletés et la contamination du connecteur engendrent des problèmes de transmission. Cela est vrai pour un LC. Et c’est d’autant plus vrai pour les connecteurs MTO et/ou les connecteurs MPT.

    Matt Brown : Comme c’est le cas avec la fibre optique sur une connexion LC, la présence de poussière ou de saletés à l’intérieur va perturber la transmission. Il en va de même avec les connecteurs MTP. S’il y a de la poussière ou des saletés à l’extérieur, sur la fibre ou sur la férule, et même si cela n’entrave pas le rayon lumineux, le risque est que la fibre et la férule ne soient plus en contact physique. Or il faut que ces fibres optiques se touchent. Ces deux fibres doivent être en contact physique, sans air et sans lumière du jour. Avec un connecteur MPO, vous avez toutes ces fibres réunies au même endroit. Si l’une d’elles est bloquée, si elle ne peut plus entrer en contact physique, cela risque d’empêcher également le contact physique des fibres avoisinantes.

    Matt Brown : C’est une certitude. Nous avons théorisé, créé un modèle et démontré ce problème. Nous avons fait des tests. Nous savons qu’une contamination à cet endroit empêche le contact physique de plusieurs fibres adjacentes. Les risques de contamination sont donc beaucoup plus élevés, à cause de la surface plus étendue. Il est même probable que les 12 fibres soient contaminées. Avec 12 fibres optiques, il y a douze fois plus risques que l’une d’elles soit contaminée. Et si la contamination est présente, elle se propagera aux éléments adjacents. C’est donc un problème de taille. Comment faire pour éviter cela ? Vous inspectez votre connecteur. Autrement dit, vous examinez ce qui se passe. Vous le nettoyez. N’est-ce pas ? Vous avez absolument besoin d’une bonne solution de nettoyage. Une solution de nettoyage conçue pour la conductivité de la fibre optique.

    Tyler Vander Ploeg : Hum… (avec approbation) !

    Matt Brown : Je suis là depuis longtemps. Je me souviens avoir utilisé des lingettes et de l’alcool isopropylique. Vous imaginez cela ? Voilà en quoi consistaient nos solutions de nettoyage. Ce n’était pas l’idéal. Certaines personnes utilisaient même des produits qui n’étaient pas spécifiquement conçus pour les équipements optiques. Or, des solutions de nettoyage inadaptées éraflent ou endommagent les connecteurs. Alors, n’utilisez que des produits adaptés à la tâche. Sans oublier la vérification.

    Tyler Vander Ploeg : Faites une nouvelle inspection.

    Matt Brown : C’est une nécessité. Comme disait Reagan : « Faites confiance, mais vérifiez. » C’est très important. Je fais confiance aux outils de nettoyage, mais je vérifie quand même qu’ils remplissent bien leur rôle. Avec toutes ces fibres, en particulier, énormément de choses peuvent arriver. Alors, même avec des solutions de nettoyage très performantes, il arrive souvent que quelque chose ait bougé ou ait été oublié. Il faut toujours vérifier que tout est réellement propre. Une fois que tout est en ordre, vous pouvez procéder sans risque à la connexion. Et une telle connexion n’aura jamais de problème… tant qu’elle restera branchée. N’est-ce pas ?

    Tyler Vander Ploeg : Hum… (avec approbation) !

    Matt Brown : Ce qu’il y a de bien avec les connecteurs optiques, c’est qu’une fois qu’ils sont installés, plus rien ne bouge.

    Tyler Vander Ploeg : Absolument.

    Matt Brown : À moins que vous ne veniez y toucher.

    Tyler Vander Ploeg : Tout à fait. Un grand merci pour ton aide, Matt.

    Matt Brown : C’est un plaisir.

    Tyler Vander Ploeg : Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter sur viavisolutions.com/MPO. Merci beaucoup.

  • Polarité MPO

    En matière de réseaux optiques, le terme « polarité » sert à décrire la correspondance correcte des fibres optiques entre les terminaisons transmetteuses et réceptrices de la liaison optique. Les connecteurs MPO peuvent compliquer les problèmes de polarité à cause de la densité accrue des fibres optiques présentes dans chaque connecteur. À la différence des connexions optiques SC ou LC, une simple vérification VFL ne suffira pas à contrôler totalement la polarité ou la continuité. Étant donné que la position des fibres optiques est fixée dans chaque connecteur, il n’est pas possible de simplement déplacer les fibres quand un problème de polarité est détecté. Du fait de leur complexité supplémentaire, les connecteurs MPO ont adopté trois méthodes (types) de polarité différentes.

    • Type A :

      il s’agit de la méthode directe. Lorsque cette convention de polarité est utilisée, le premier connecteur, dont la clé est en position « haute », sera relié au second connecteur se trouvant, lui, en position « basse ». Avec cette orientation, la fibre en position 1 du premier connecteur sera reliée à la fibre en position 1 sur le connecteur adjacent, comme c’est le cas pour les fibres 2, 3, 4, etc.

      Type A Cable MPO Polarity
    • Type B :

      cette méthode est parfois appelée méthode inversée ou « retournée ». Dans cette configuration, les deux connecteurs ont leurs clés en position « haute », mais la numérotation des fibres optiques correspondantes sera inversée. Par exemple, dans le cas de connecteurs MPO-12, la fibre 1 du premier connecteur sera connectée à la position de fibre 12 du deuxième connecteur, la fibre optique 2 à la position de fibre optique 11, etc. Cette convention est couramment utilisée dans les architectures 40/100G.

      Type B Cable MPO polarity
    • Type C :

      méthode de la paire torsadée ou « paire retournée ». Étant donné que chaque groupe de 2 fibres optiques est inversé, la fibre 1 sera connectée à l’emplacement de la fibre 2 du connecteur adjacent, tandis que la fibre 2 sera acheminée vers l’emplacement de la fibre 1. Le même principe d’inversement s’applique ainsi à chaque paire de fibres distincte. Cette configuration se retrouve souvent dans les architectures 1/10G.

      Type C Cable MPO polarity

    Pour en savoir plus sur la polarité MPO, regardez notre vidéo « Comprendre la polarité des connecteurs optiques MPO » :

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    Tyler Vander Ploeg : Bonjour tout le monde ! Je m’appelle Tyler.

    Matt : Et moi Matt.

    Tyler Vander Ploeg : Nous travaillons tous deux pour VIAVI Solutions. Dans cet épisode, nous nous pencherons plus en détail sur certains des défis liés à la polarité des connecteurs multifibres. Matt, pourrais-tu nous en dire plus ? Nous entendons très souvent le terme « polarité », même dans le cadre de connecteurs à fibre optique unique ; alors est-ce que tu pourrais nous éclairer un peu sur le sujet ?

    Matt : Bien sûr. La polarité consiste essentiellement à s’assurer que l’émetteur situé à une extrémité de la liaison est connecté au récepteur de l’autre extrémité de cette même liaison, et que l’émetteur distant est connecté au récepteur que vous avez près de vous. Si mon émetteur échange avec cet émetteur, il n’y a pas de liaison, pas vrai ? La liaison ne fonctionne pas. Personne ne reçoit de données. Une telle liaison existe néanmoins en connectivité duplexée, et un duplex LC est généralement utilisé pour connecter un SFP à un autre SFP, chacun communiquant dans la direction inverse de l’autre. Il peut y avoir des problèmes. N’est-ce pas ? De nombreuses personnes savent par expérience que ces deux lignes peuvent s’inverser. C’est un problème relativement simple à corriger. Cela peut être ennuyeux, mais vous pouvez facilement localiser et résoudre ce problème.

    Matt : Avec le MPO, cela devient très compliqué parce qu’il ne s’agit plus seulement d’une seule fibre optique sur chaque connecteur. Vous avez 12, 8 ou encore 24 fibres verrouillées en position sur un connecteur et vous ne pouvez pas les déplacer. Donc, avec le MPO, il peut y avoir un trafic différent le long de chaque paire sur ces 12 fibres optiques. Ce connecteur MPO à 12 fibres peut constituer six canaux différents. Ou bien il peut s’agir d’un connecteur transmettant via quatre fibres et recevant sur quatre autres. Il y a donc de nombreuses manières d’utiliser ces connecteurs. Il faut réussir à garder tel émetteur connecté à tel récepteur, tel récepteur à tel émetteur, et garantir que chaque fibre optique de l’émetteur est connectée à la fibre réceptrice correspondante, et inversement… Tout cela devient très compliqué avec le MPO.

    Tyler Vander Ploeg : Donc, il ne suffit pas de s’assurer que vous avez le bon émetteur communiquant en direction d’un récepteur général. Il vous faut le bon émetteur et le bon récepteur.

    Matt : Le bon récepteur, exactement. Et il y en a beaucoup… Une fois de plus, vous pouvez avoir de nombreux canaux différents, un canal unique, vous pouvez utiliser les connecteurs MPO pour… Bref, c’est complexe. Nous avons standardisé cela il y a quelques années. C’est pourquoi vous entendrez parler de polarités de types A, B et C. En clair, c’est une méthodologie définie pour la construction de liaisons. Le connecteur MPO est encore plus complexe, car en plus d’associer de nombreuses fibres optiques, il dispose d’une clé qui contrôle la manière dont les fibres sont connectées d’un connecteur à l’autre.

    Matt : Donc, si de ce côté la clé est en position haute et qu’elle est en position basse sur le connecteur à l’autre extrémité, ce MPO est inséré comme ceci, celui-là est inséré à l’envers, cette fibre-ci (montrée par mon petit doigt) est connectée à la fibre désignée par mon index. Si mes deux clés sont en position haute, les deux fibres optiques montrées par mes petits doigts communiquent. Il n’y a pas d’erreur. Ces connecteurs reposent sur une conception fiable qui garantit que la liaison connecte les bonnes fibres optiques à chaque extrémité. Mais si vous les mélangez… Il faut savoir qu’elles utilisent toutes des composants différents. Donc, si vous mélangez ces composants, vous brouillez les signaux, lesquels vont alors partir dans toutes les directions. Il est donc extrêmement facile de se tromper. Et vous n’arriverez pas à corriger cela.

    Matt : Donc dans le cas d’un duplex LC communiquant avec deux SFP : vous êtes connecté, vous tentez un branchement, ça ne marche pas. Vous appelez votre collègue à l’autre extrémité. Il place un VFL sur l’un de ses transmetteurs, vous observez et vous vous dites « Oh ! Ça sort sur mon… Mes connecteurs sont inversés ! » Alors vous essayez différentes inversions de vos LC et voilà, problème résolu.

    Tyler Vander Ploeg : Tout simplement. Oui.

    Matt : Mais vous ne pouvez pas régler ce problème sur un connecteur MPO parce que vous ne pouvez pas déplacer les fibres optiques. Vous ne pouvez même pas savoir ce qui se passe, parce que si vous envoyez des impulsions optiques sur le connecteur MPO de ce côté, elles ressortent sur toutes les fibres de l’autre côté.

    Matt :Donc il n’y a pas de… Vous ne pouvez pas juste regarder et dire : « Oh ! Tu es sur la fibre numéro 2. C’est impossible à dire. C’est pourquoi les fournisseurs vendent des systèmes à la conception vraiment solide, conçus pour être installés et fonctionner du premier coup. Donc, lors de l’installation initiale, vous utilisez le matériel d’un fournisseur unique, vous avez les bonnes références, mais vous devez être sûr d’installer tout cela correctement. Vous pouvez facilement… Si vous faites la moindre erreur dans votre commande, malheureusement, vous risquez de vous dire « Oh ! J’ai installé un mauvais câble et tout est chamboulé. » Donc une mauvaise commande peut avoir un énorme impact, mais en général, l’installation initiale se passe bien.

    Matt : Puis quelqu’un vient pour activer les services et ajoute des connecteurs de jarretières. Ces connecteurs de jarretières sont-ils adaptés au système ? Ou bien vous avez… Vous aviez un système existant qui était déjà de type MPO, avec des ports MPO…

    Tyler Vander Ploeg : Un scénario de mise à niveau…

    Matt : Puis vous avez opté pour des LC et vous vous dites désormais : « Je vais passer aux connecteurs optiques multifibres. Je vais retirer le module. Je vais mettre un panneau. J’ai mes connecteurs MPO et je vais me connecter via le QFSP ». C’est un système intégré existant. Je ne sais pas quand ce ou ces ports ont été installés,…

    Tyler Vander Ploeg : Oui.

    Matt : … il y a des années. Avez-vous les bons connecteurs de jarretière ? Il y a de nombreuses manières de faire des erreurs.

    Tyler Vander Ploeg : Tu mets l’accent sur quelque chose de très intéressant. Il existe beaucoup de cas semblables d’utilisation du MPO. Ces connecteurs correspondent à des investissements effectués il y a plusieurs années dans une architecture conçue pour un déploiement plug-and-play aisé. Ceux qui les ont installés se disent aujourd’hui qu’ils pourraient continuer à utiliser cette architecture multifibres lors d’une migration du 10 G vers le 40 G. Mais les difficultés qui se posent maintenant sont identiques à ce que tu viens de décrire. Au fait, je ne sais pas quelle est ma polarité.

    Matt : Nous parlerons des broches, qui ont aussi un rôle à jouer, dans une autre série de vidéos. Mais une fois encore, l’utilisation de connecteurs MPO est vraiment complexe. La conclusion, c’est que vous devez les tester. Pas vrai ? Si vous effectuez votre installation sur une liaison MPO, vous devez vérifier que cette liaison possède la bonne polarité. C’est du 568. En tout cas, c’est du 568 depuis la mise en place de cette connectivité duplexée. Avec ces tests, vous vérifiez notamment la longueur perdue et la polarité de la liaison pour vous assurer que votre routage est correct. Ces tests doivent donc être effectués lorsque vous installez une liaison. Vous devez être en mesure de… Si vous devez dépanner l’une de ces liaisons, vous devriez disposer d’un outil capable d’identifier et de différencier un câble spécifique du connecteur MPO d’un autre câble de ce même connecteur.

    Matt : Or il existe très peu d’outils disponibles qui en sont capables. Vous avez besoin d’une source optique et d’un photomètre dotés de ports MPO et capables d’identifier les fibres individuellement : « j’envoie une impulsion sur la ligne deux et je reçois cette impulsion sur la ligne quatre, oh, ça ne va pas ! » Ou bien : « Ok, tout est en ordre ». Voilà comment fonctionne ce type de tests. Il vous faut un outil conçu pour le MPO, capable de vérifier la polarité pour vous permettre de savoir ce qui se passe, parce que visuellement, vous ne verrez rien. Un VFL seul ne suffira pas, vous resterez dans le flou.

    Tyler Vander Ploeg : Oui. C’est logique. Eh bien, merci encore, Matt. Nous nous reverrons bientôt. Je suis Tyler.

    Matt : Et je suis Matt.

    Tyler Vander Ploeg : Pour plus d’informations, rendez-vous sur viavisolutions.com/mpo. Merci de votre attention.

  • L’alignement MPO

    Une connexion de fibre optique idéale alignera parfaitement les fibres, pour ne rien perdre de l’énergie optique. Malheureusement, les tolérances de production inhérentes aux connecteurs et aux fibres optiques elles-mêmes rendent ces conditions d’alignement idéal virtuellement impossibles à obtenir.

    MPO unpinned and pinned connectors with adapter

    Les connexions de fibres optiques simplex capturent deux terminaisons de fibre optique cylindrique de couplage dans une gaine scindée cylindrique en céramique, ce qui simplifie l’alignement des fibres de couplage. Les connecteurs MPO associent deux défis : l’alignement multifibres simultané et les canaux ouverts d’adaptateurs qui séparent les connecteurs les uns des autres. Les multiples positions des fibres optiques contribuent à créer une accumulation des tolérances, car la distance et l’espacement entre chaque fibre optique créent des opportunités d’écart latéral et d’autres conditions de mauvais alignement potentiel.

    Pour obtenir un alignement optimal, les connecteurs de câbles rubans multifibres MPO utilisent deux broches d’alignement en acier inoxydable sur l’un des connecteurs, et deux orifices dans la même position relative sur la pièce de couplage. Ces configurations sont également qualifiées de configurations « mâle » et « femelle », bien que la nomenclature « avec broche » et « sans broche » soit couramment utilisée. Certains fabricants proposent des connecteurs avec broches amovibles/remplaçables. Cependant, comme la plupart des connecteurs (mâle ou femelle) ne peuvent pas être modifiés sur le terrain, il en résulte que deux connecteurs du même type ne pourront pas être couplés l’un à l’autre.

    Les équipements de test MPO pouvant accepter les connecteurs avec ou sans broche simplifient les problèmes d’alignement/de configuration rencontrés lors des tests MPO. Lors des tests de vérification de référence, des jarretières à broches peuvent être utilisées pour compléter le circuit entre deux terminaisons de connecteurs sans broche.

    Pour en savoir plus sur l’alignement MPO, regardez notre vidéo « Comprendre l’alignement MPO » :

    Cliquez sur le bouton « Afficher plus » ci-dessous pour afficher la transcription

    Tyler Vander Ploeg : Bonjour à tous ! Je suis Tyler.

    Matt : Et moi Matt.

    Tyler Vander Ploeg : Nous travaillons tous deux chez VIAVI solutions. Dans cet épisode, nous parlerons spécifiquement des difficultés rencontrées lors de l’alignement des connecteurs MPO. Avec une fibre optique simplex typique, c’est assez simple, non ?

    Matt : C’est vrai, ce cylindre est connecté à l’autre cylindre, à l’autre extrémité, via une gaine scindée. Donc les deux sont alignés. Dans le cas d’un câble ruban multifibres MPO, il y a un faisceau de fibres optiques, mais pas de gaine scindée. Il n’y a rien d’autre qu’un canal grand ouvert dans l’adaptateur. Alors comment font les connecteurs MPO ? Eh bien, il faut qu’un connecteur MPO dispose de broches et l’autre pas. Ainsi, les broches de guidage du premier connecteur MPO s’insèrent dans les orifices de guidage de l’autre connecteur MPO, ce qui permet d’aligner les 12 fibres.

    Matt : Donc si vous avez un connecteur à broches et que vous essayez de le brancher sur un port lui aussi muni de broches, cela ne fonctionnera pas. Il ne sera pas possible de les verrouiller. Si vous avez un connecteur sans broche et que vous essayez de le connecter à un autre connecteur sans broche, cela fonctionnera, mais vous subirez de terribles pertes et vous endommagerez probablement vos fibres optiques. C’est pourquoi il vaut mieux commander l’équipement adapté, au risque de ne pas pouvoir connecter votre liaison. Et vous ne pouvez pas les changer sur le terrain. Vous êtes coincé avec ce matériel. C’est ce que vous avez commandé, et c’est ce que vous avez.

    Tyler Vander Ploeg : De nombreux problèmes se posent donc durant les phases de tests.

    Matt : Absolument. L’un des premiers problèmes est que le testeur MPO doit pouvoir être branché sur des ports avec ou sans broches pour être en mesure de tester tous les éléments qui doivent l’être. Il y a aussi la question des tests de vérification de référence. Si j’utilise des connecteurs duplex LC ou SC sur un testeur simplex ou duplex, j’ai l’habitude de vérifier ces conditions de référence en prenant ma source optique et sa connexion, et en la branchant sur mon photomètre avec sa connexion, juste pour vérification.

    Tyler Vander Ploeg : C’est simple.

    Matt : C’est juste un référentiel. Comment est mon référentiel ? Ok, tout est en ordre. Pour le MPO, si j’ai deux câbles rubans multifibres MPO, je ne peux pas vérifier la référence. Je dois alors installer un troisième câble, avec broches, pour pouvoir vérifier la référence. Cependant, c’est une opération un peu plus complexe à laquelle nous ne sommes pas habitués. Un technicien qui a l’habitude de valider sa référence sur un testeur simplex risque d’être un peu perdu.

    Tyler Vander Ploeg : Mais il y a maintenant de nouvelles solutions disponibles sur le marché, non ?

    Matt : Oui, c’est une bonne nouvelle. J’ai dit qu’on ne pouvait pas modifier ces connecteurs sur le terrain, en tout cas pas avec l’ancien matériel. Nos collègues de chez Panduit ont une solution, le Pam MTP, qui peut… Ses broches peuvent sortir ou se rétracter, il se modifie lui-même. Nos collègues chez US Conec ont un nouveau connecteur sur lequel vous pouvez ajouter ou retirer des broches en toute sécurité sur le terrain. La bonne nouvelle, c’est donc qu’il est maintenant possible de changer cela. Mais il va falloir faire très attention. L’important est de réellement faire attention et de bien regarder les branchements que vous allez effectuer, car vous risquez autrement d’endommager votre connectivité.

    Tyler Vander Ploeg : Parfait. Merci encore, Matt. C’était très instructif. Pour plus d’informations, consultez notre site en ligne sur viavisolutions.com/MPO. Merci de votre attention.

  • Connecteurs MPO et pertes

    Bien que le mauvais alignement des fibres optiques puisse considérablement affecter l’affaiblissement associé à l’interface du connecteur MPO, d’autres facteurs, notamment les différences de géométrie des fibres optiques et la réflexion de Fresnel causée par les espaces d’air ou une contamination, peuvent également contribuer aux pertes globales des connecteurs MPO.

    Étant donné que nombre des facteurs contribuant aux pertes optiques sont liés à des questions de limitations mécaniques ou de tolérance des connecteurs, il peut être intéressant d’envisager d’utiliser des connecteurs haute performance lorsque les budgets relatifs aux pertes sont bas, mais que la densité est élevée. Il est fortement recommandé d’utiliser un équipement de test muni d’une option permettant d’effectuer des tests de perte optique sur les câbles à terminaisons MPO, car cela réduit la complexité des tests MPO avec un canal OLTS unique.

    Pour en savoir plus sur les pertes optiques des connecteurs MPO, regardez notre vidéo « Tests MPO » :

    Cliquez sur le bouton « Afficher plus » ci-dessous pour afficher la transcription

    Tyler Vander Ploeg : Bonjour tout le monde. Je suis Tyler, de chez VIAVI Solutions. Dans cet épisode, je m’entretiens avec Ed Gastle. C’est le responsable produit pour bon nombre de nos équipements de test de la fibre optique. Il supervise également une bonne partie de nos instruments de test MPO. Je voulais donc prendre le temps de discuter avec lui au sujet des différentes gammes de produits que nous proposons, des tests utilisés et du moment où les réaliser. Ed, merci d’être avec nous aujourd’hui.

    Ed Gastle : Merci, Tyler.

    Tyler Vander Ploeg : Parle-nous un peu des tests MPO. Je sais que ces tests existent depuis longtemps, mais les personnes qui les découvrent aujourd’hui se demandent de quoi elles vont avoir besoin. Elles s’interrogent sur le type d’équipement nécessaire pour tester des connecteurs MPO.

    Ed Gastle : Les tests MPO ne sont pas très différents des tests des fibres optiques duplex classiques en ce qui concerne les tests à réaliser. Les testeurs sont quelque peu différents cependant. En ce qui concerne le test à réaliser, il y a l’inspection directe des connecteurs optiques. En général, il s’agit d’un connecteur à 12 fibres. Votre niveau 1, ou certification de base de la fibre optique, teste l’affaiblissement, la longueur et la polarité. Le niveau 2, ou test amélioré, correspond à l’exécution de tests d’OTDR afin de voir véritablement chaque événement individuel dans cette liaison fibre optique. En fait, c’est vraiment la même chose qu’avec les tests duplex. Vous avez simplement besoin d’outils différents, car le connecteur MPO est différent.

    Tyler Vander Ploeg : Très bien. Bien évidemment, nous avons longuement évoqué l’inspection des connecteurs optiques dans d’autres épisodes, mais je voulais en savoir un peu plus sur les tests de longueur, d’affaiblissement et de polarité, sur la manière de déterminer quand réaliser des tests MPO à MPO typiques, plutôt que, par exemple, les cas où il y a des applications pour lesquelles les connecteurs MPO constituent une sous-catégorie d’une liaison plus large. Pourrais-tu nous en dire plus sur les cas dans lesquels il faut privilégier les tests MPO directs plutôt que d’autres ?

    Ed Gastle : Avec plaisir. Les connecteurs MPO sont présents dans les réseaux depuis un bon bout de temps, utilisés en tant que câbles principaux. Lorsque vous avez ce câble principal, il y a généralement quelque chose, comme une cassette, pour diviser les fibres en LC individuelles. Ces cassettes, qui existent toujours dans le contexte multimode actuel, peuvent convenir jusqu’à 10 G. Si vous allez au-delà de ces 10 G, vous commencez à avoir besoin de connecteurs différents au niveau de vos terminaisons. Ça, c’est votre cassette. Vos 24 fibres optiques, qui arrivent par l’arrière via un connecteur MPO, doivent être inspectées. Mais ensuite votre test est effectué avec un LTS classique, en testant chaque perte de LC individuelle. Dans ce cas-là, il est inutile de tester l’assemblage du câble principal. C’est lorsque vous avez besoin d’effectuer un dépannage que le réflectomètre optique entre en jeu. Il vous permet alors de localiser des défauts spécifiques. Mais avec ces assemblages de câbles principaux, le problème concerne souvent les connexions MPO.

    Ed Gastle : La situation commence à être différente lorsque vous fonctionnez, en multimode particulièrement, à 40 et 100 G. Il y a même des systèmes, comme le PSM4 pour le monomode, qui intègrent ce que j’appellerais des MPO natifs directement dans l’équipement, qu’il s’agisse de quelque chose comme un commutateur, un routeur ou un serveur. Vous avez alors besoin d’interfaces MPO natives sur votre équipement de test pour pouvoir tester ces liaisons et canaux. C’est justement ce que fait le MPO LX. Il s’agit de votre certification de base, ou certification de niveau 1, qui teste l’affaiblissement, la longueur et la polarité. Et cela fonctionne quasiment de la même manière qu’avec un OLTS sur liaisons LC. Tout comme pour une référence définie. Vous définissez une limite, puis vous vous connectez au système que vous souhaitez tester. Vous effectuez le test. Vous obtenez une mention réussite/échec. La seule différence, c’est que vous testez 12 fibres optiques au lieu de deux.

    Tyler Vander Ploeg : D’accord. Bien compris. Donc le fonctionnement est très similaire. Il s’agit toujours d’un kit de test de perte optique.

    Ed Gastle : Exactement.

    Tyler Vander Ploeg : Tu disais que cela est d’autant plus vrai lorsque l’on arrive sur du 40 G ou du 100 G, avec des QSFP.

    Ed Gastle : Avec des QSFP, il existe une connexion QSFP ou MPO directe vers les commutateurs ou serveurs. C’est là qu’il faut intervenir. La liaison elle-même, au lieu d’être un duplex LC, est désormais une liaison MPO. Une liaison à 12 fibres optiques, généralement. C’est pourquoi il faut tester cette longueur avec des tests MPO natifs. Il est également possible de tester le canal. Il vous suffit de vous déconnecter du QSFP branché sur le commutateur, serveur, routeur ou autre, puis de tester le canal.

    Tyler Vander Ploeg : Bien compris. Tu as brièvement abordé le niveau 2 ou test amélioré. Un test qui permet d’obtenir davantage d’informations. Peux-tu nous en dire un peu plus sur les nouvelles technologies qui permettent de tester des lignes MPO individuelles à l’aide d’un réflectomètre optique ?

    Ed Gastle : Notre plateforme 4000 dispose d’un module de commutation pour cela. Votre module OTDR a toujours une connexion simplex, mais cette connexion passe par le commutateur et, de ce commutateur, ressort un connecteur MPO à 12 fibres optiques. Comme le module commutateur optique pour câble MPO et le module OTDR se trouvent tous deux sur un même appareil, tout est réellement automatisé. Il suffit de choisir ce qu’il faut tester. Je veux tester l’ensemble des 12 fibres optiques. Vous appuyez sur Démarrer et le réflectomètre optique teste la fibre optique numéro un. Le commutateur passe ensuite à la fibre numéro deux. Vous testez la fibre numéro deux, et ainsi de suite.

    Ed Gastle : Il suffit donc de le lancer, puis de le laisser tester les 12 fibres optiques passant par le commutateur.

    Tyler Vander Ploeg : Et comme avec n’importe quel réflectomètre optique, vous avez ainsi l’avantage de pouvoir visualiser chaque événement individuel sur toute la…

    Ed Gastle : Exact. Avec les réflectomètres optiques modernes, comme le modèle 4000, vous disposez d’une vue schématique qui vous permet de voir à quoi correspond chaque événement et de déterminer ceux qui constituent un problème, ce qui vous évite d’avoir à observer une ligne ondulée sur un écran.

    Tyler Vander Ploeg : C’est parfait. Alors encore une fois, merci de nous avoir rejoints, Ed. Tu as également écrit un livre blanc récemment.

    Ed Gastle : En effet.

    Tyler Vander Ploeg : Un document qui traite ce sujet très en détail.

    Ed Gastle : Oui.

    Tyler Vander Ploeg : Pour obtenir plus d’informations et pour consulter le livre blanc écrit par Ed, vous pouvez visiter notre site sur viavisolutions.com/mpo. Merci de votre attention.


 

Défis liés aux tests MPO

Réaliser des inspections et des tests de réseaux MPO d’entreprise avec des outils conçus pour des applications à fibre unique peut s’avérer fastidieux et chronophage. Avec des connecteurs MPO natifs directement reliés aux commutateurs, routeurs et serveurs dans les applications 40/100 G, les tests avancés sont désormais essentiels. Ces tests exigent l’utilisation d’équipements de test munis de ports MPO natifs afin de tester efficacement ces liaisons et canaux.

Inspecter des connecteurs MPO avec des outils conventionnels d’inspection des connecteurs optiques à fibre unique peut s’avérer difficile, parce que l’interface MPO présente un type d’accès spécifique et présente des difficultés en termes de géométrie. Des adaptateurs optiques MPO spécifiques peuvent être ajoutés aux microscopes conçus pour les connexions à fibre optique unique, mais ce processus d’adaptation peut prendre beaucoup de temps. Une solution d’inspection multifibres autonome peut répondre de manière adaptée aux besoins spécifiques d’inspection des connecteurs optiques dans les applications MPO, tout en automatisant encore davantage la procédure d’inspection.

Les tests de longueur, d’affaiblissement et de polarité de niveau 1 peuvent être effectués à l’aide d’un OLTS traditionnel et d’éclateurs issus des ports d’entrée LC ou SC. Mais avec l’intégration d’un équipement OLTS dédié au MPO, cette procédure peut être considérablement améliorée. De même, un équipement de test OTDR doté de ports de commutateur optique pour câble MPO dédiés peut tester, de manière très pratique, de multiples fibres optiques via un processus de test avancé.

OTDR testing equipment

Pour en savoir plus sur les défis soulevés par les tests de connecteurs MPO, regardez notre vidéo « Tests MPO » dans la section ci-dessus.

Cliquez sur le bouton « Afficher plus » ci-dessous pour afficher la transcription

Tyler Vander Ploeg : Bonjour tout le monde. Je suis Tyler, de chez VIAVI Solutions. Dans cet épisode, je m’entretiens avec Ed Gastle. C’est le responsable produit pour bon nombre de nos équipements de test de la fibre optique. Il supervise également une bonne partie de nos instruments de test MPO. Je voulais donc prendre le temps de discuter avec lui au sujet des différentes gammes de produits que nous proposons, des tests utilisés et du moment où les réaliser. Ed, merci d’être avec nous aujourd’hui.

Ed Gastle : Merci, Tyler.

Tyler Vander Ploeg : Parle-nous un peu des tests MPO. Je sais que ces tests existent depuis longtemps, mais les personnes qui les découvrent aujourd’hui se demandent de quoi elles vont avoir besoin. Elles s’interrogent sur le type d’équipement nécessaire pour tester des connecteurs MPO.

Ed Gastle : Les tests MPO ne sont pas très différents des tests des fibres optiques duplex classiques en ce qui concerne les tests à réaliser. Les testeurs sont quelque peu différents cependant. En ce qui concerne le test à réaliser, il y a l’inspection directe des connecteurs optiques. En général, il s’agit d’un connecteur à 12 fibres. Votre niveau 1, ou certification de base de la fibre optique, teste l’affaiblissement, la longueur et la polarité. Le niveau 2, ou test amélioré, correspond à l’exécution de tests d’OTDR afin de voir véritablement chaque événement individuel dans cette liaison fibre optique. En fait, c’est vraiment la même chose qu’avec les tests duplex. Vous avez simplement besoin d’outils différents, car le connecteur MPO est différent.

Tyler Vander Ploeg : Très bien. Bien évidemment, nous avons longuement évoqué l’inspection des connecteurs optiques dans d’autres épisodes, mais je voulais en savoir un peu plus sur les tests de longueur, d’affaiblissement et de polarité, sur la manière de déterminer quand réaliser des tests MPO à MPO typiques, plutôt que, par exemple, les cas où il y a des applications pour lesquelles les connecteurs MPO constituent une sous-catégorie d’une liaison plus large. Pourrais-tu nous en dire plus sur les cas dans lesquels il faut privilégier les tests MPO directs plutôt que d’autres ?

Ed Gastle : Oui. Les connecteurs MPO sont présents dans les réseaux depuis un bon bout de temps, utilisés en tant que câbles principaux. Lorsque vous avez ce câble principal, il y a généralement quelque chose, comme une cassette, pour diviser les fibres en LC individuelles. Ces cassettes, qui existent toujours dans le contexte multimode actuel, peuvent convenir jusqu’à 10 G. Si vous allez au-delà de ces 10 G, vous commencez à avoir besoin de connecteurs différents au niveau de vos terminaisons. Ça, c’est votre cassette. Vos 24 fibres optiques, qui arrivent par l’arrière via un connecteur MPO, doivent être inspectées. Mais ensuite votre test est effectué avec un LTS classique, en testant chaque perte de LC individuelle. Dans ce cas-là, il est inutile de tester l’assemblage du câble principal. C’est lorsque vous avez besoin d’effectuer un dépannage que le réflectomètre optique entre en jeu. Il vous permet alors de localiser des défauts spécifiques. Mais avec ces assemblages de câbles principaux, le problème concerne souvent les connexions MPO.

Ed Gastle : La situation commence à être différente lorsque vous fonctionnez, en multimode particulièrement, à 40 et 100 G. Il y a même des systèmes, comme le PSM4 pour le monomode, qui intègrent ce que j’appellerais des MPO natifs directement dans l’équipement, qu’il s’agisse de quelque chose comme un commutateur, un routeur ou un serveur. Vous avez alors besoin d’interfaces MPO natives sur votre équipement de test pour pouvoir tester ces liaisons et canaux. C’est justement ce que fait le MPO LX. Il s’agit de votre certification de base, ou certification de niveau 1, qui teste l’affaiblissement, la longueur et la polarité. Et cela fonctionne quasiment de la même manière qu’avec un OLTS sur liaisons LC. Tout comme pour une référence définie. Vous définissez une limite, puis vous vous connectez au système que vous souhaitez tester. Vous effectuez le test. Vous obtenez une mention réussite/échec. La seule différence, c’est que vous testez 12 fibres optiques au lieu de deux.

Tyler Vander Ploeg : D’accord. Bien compris. Donc le fonctionnement est très similaire. Il s’agit toujours d’un kit de test de perte optique.

Ed Gastle : Exactement.

Tyler Vander Ploeg : Tu disais que cela est d’autant plus vrai lorsque l’on arrive sur du 40 G ou du 100 G, avec des QSFP.

Ed Gastle : Avec des QSFP, il existe une connexion QSFP ou MPO directe vers les commutateurs ou serveurs. C’est là qu’il faut intervenir. La liaison elle-même, au lieu d’être un duplex LC, est désormais une liaison MPO. Une liaison à 12 fibres optiques, généralement. C’est pourquoi il faut tester cette longueur avec des tests MPO natifs. Il est également possible de tester le canal. Il vous suffit de vous déconnecter du QSFP branché sur le commutateur, serveur, routeur ou autre, puis de tester le canal.

Tyler Vander Ploeg : Bien compris. Tu as brièvement abordé le niveau 2 ou test amélioré. Un test qui permet d’obtenir davantage d’informations. Peux-tu nous en dire un peu plus sur les nouvelles technologies qui permettent de tester des lignes MPO individuelles à l’aide d’un réflectomètre optique ?

Ed Gastle : Notre plateforme 4000 dispose d’un module de commutation pour cela. Votre module OTDR a toujours une connexion simplex, mais cette connexion passe par le commutateur et, de ce commutateur, ressort un connecteur MPO à 12 fibres optiques. Comme le module commutateur optique pour câble MPO et le module OTDR se trouvent tous deux sur un même appareil, tout est réellement automatisé. Il suffit de choisir ce qu’il faut tester. Je veux tester l’ensemble des 12 fibres optiques. Vous appuyez sur Démarrer et le réflectomètre optique teste la fibre optique numéro un. Le commutateur passe ensuite à la fibre numéro deux. Vous testez la fibre numéro deux, et ainsi de suite.

Ed Gastle : Il suffit donc de le lancer, puis de le laisser tester les 12 fibres optiques passant par le commutateur.

Tyler Vander Ploeg : Et comme avec n’importe quel réflectomètre optique, vous avez ainsi l’avantage de pouvoir visualiser chaque événement individuel sur toute la…

Ed Gastle : Exact. Avec les réflectomètres optiques modernes, comme le modèle 4000, vous disposez d’une vue schématique qui vous permet de voir à quoi correspond chaque événement et de déterminer ceux qui constituent un problème, ce qui vous évite d’avoir à observer une ligne ondulée sur un écran.

Tyler Vander Ploeg : C’est parfait. Alors encore une fois, merci de nous avoir rejoints, Ed. Tu as également écrit un livre blanc récemment.

Ed Gastle : En effet.

Tyler Vander Ploeg : Un document qui traite ce sujet très en détail.

Ed Gastle : Oui.

Tyler Vander Ploeg : Pour obtenir plus d’informations et pour consulter le livre blanc écrit par Ed, vous pouvez visiter notre site sur viavisolutions.com/mpo. Merci de votre attention.


Ressources pour les tests de connecteurs MPO :

White Paper: Testing Parallel Optics

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Learn how network owners are migrating the physical connectivity in their enterprise and data center environments toward architectures that utilize parallel optics.

MPO Industry Survey

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Designers, installers, and operators of fiber networks with MPO connectivity highlight trends and challenges.

MPO Webinar

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MPO Challenges Dealing with Multi-fiber Connectors and Cables

MPO Test White Paper

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Winning with MPO Testing

MPO App Note

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Use Case: Testing MPO Networks

MPO Test Blog

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5 Things to Know Before Working with Multi-Fiber MPO Connectors

Blog MPO

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En quoi les équipements de test pour les câbles optiques multifibres peuvent-ils aider les sous-traitants à décrocher de nouveaux contrats.

Faire en fonction de son budget : les tests multifibres

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Living Within Your Budget—The Multi-Fiber Testing Edition

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